Derniers rires de tournée : Nicolas Lacroix à Wavre
Le 4 décembre, l’humoriste belge a achevé sa tournée sur la scène de Wavre. Devant une salle comblée, il a Livré un final chaleureux, alliant autodérision et complicité avec le public.
Le 4 décembre, à Wavre, les températures négatives frôle le zéro et l’air pique les joues dès que l’on sort de la voiture. Sur le parking, les portières claquent les unes après les autres. On resserre son écharpe, on glisse les mains dans les poches, et l’on presse le pas vers l’entrée illuminée de la salle. Autour, des petits groupes avancent d’un pas décidé, attirés par une promesse simple : rire, ensemble, le temps d’une soirée

Avant que les lumières ne s’éteignent
À l’intérieur, la chaleur contraste avec la morsure extérieure. Les manteaux s’empilent sur les bras, les billets se tendent, les voix se superposent. La salle se remplit progressivement dans un brouhaha vivant. Les fauteuils grincent, les sacs se posent au sol, les conversations fusent.
On parle de vidéos vues sur TikTok, de sketches partagés en story, de cette date cochée depuis des semaines dans l’agenda. « Il est trop fort en impro », glisse une jeune femme à son amie. L’attente n’est pas longue, mais elle semble vibrer dans chaque rangée.
Puis les lumières cesse progressivement pour laisser place au silence dans la salle.
Rires en cascade

Dans l’obscurité, l’humoriste Sacha Ferra ouvre le soirée. Sa silhouette apparaît sous un halo blanc. Rapidement, le rythme s’installe. Deux histoires, racontées avec précision, ponctuées de silences calculés. Les premiers rires éclatent, d’abord dispersés, puis contagieux. Les épaules se détendent. Les têtes basculent en arrière. Certains tapent des mains sur leurs genoux. La salle respire au même tempo.
Quand Nicolas Lacroix entre en scène, l’accueil est chaleureux, presque complice. Il s’avance avec un sourire modeste, évoque sa gentillesse, ses maladresses, son quotidien. Et très vite, les rires reprennent de plus belle.
Il enchaîne anecdotes et observations, joue avec son public, improvise, rebondit sur une réaction dans la salle. Chaque phrase semble trouver sa cible. On n’entend plus que ça : des éclats de rire francs, parfois incontrôlables.
À ma droite, un spectateur tente de reprendre son souffle :
« J’ai mal au ventre tellement je ris… »
Autour de lui, d’autres hochent la tête, encore secouée
Nicolas Lacroix, scène à Wavre
Le temps s’écoule sans qu’on s’en aperçoive. En un instant, une heure est passée. Personne ne regarde sa montre. L’énergie circule entre la scène et les gradins comme un courant invisible.
Quand les lumières se rallument, Les spectateurs enfilent leur mentaux et allument leur téléphone, le visage rayonnant.
À la sortie, Les visages sont lumineux et des souvenirs amusés plein la tête.
Pendant un court moment, Nicolas Lacroix a réussi à éloigner l’hiver de nos esprits.